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 Une journée à oublier

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Miyuki Ayhié
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Miyuki Ayhié

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MessageSujet: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeMer 11 Aoû - 11:59

En ce début d’après-midi, le doux soleil se reflétait sur les noirs montagnes du plateau et réchauffait les magnifiques plantes de l’immense jardin royal. Un espace aussi grand qu’un terrain de foot et au moins autant de plantes que le nombre de places dans le stade du même sport. Ce vrai labyrinthe végétal abritaient tellement d’endroits magnifiques. On pouvait compter, parmi les plus aimés, celui qui laissait voir une grande partie du royaume, appuyé sur la rambarde de pierre noire, ou bien assis sur ce banc au style baroque. Il y avait aussi celui de la balancelle. Sous l’ombre d’un cerisier, on pouvait s’allonger sur cette banquette amovible et se détendre bercé par l’odeur alléchante des fruits qui nous entourait. Mais ce n’était pas le genre d’endroit que Miyuki fréquentait en ce moment. Tout au fond du jardin, au plus près de la roche de la montagne, se trouvait un coin sombre, dans lequel peu de gens allaient. Et il était tout à fait compréhensible que cet endroit soit peu visité. Sombre, froid, on aurait pu croire qu’il avait été laissé à l’abandon si nous ne nous étions contenté de regarder les arbres. Mais ce coin délaissé par la population ne l’était pas par les jardiniers de la reine. Non, il avait juste été fait ainsi, pour les noirs moments de la belle et douce tête couronnée qui gouvernait les anges noirs. Du moins, officiellement. De cet endroit s’évadaient d’incompréhensibles et incessants chuchotements. La princesse parlait-elle toute seule ? Non, la folie ne s’était pas encore emparée d’elle. En tendant l’oreille, on distinguait une voix masculine répondant à la douce et pourtant déterminée voix de la princesse. Ce coin étroit et sombre abritait sans aucun doute deux êtres, sûrement deux personnages important pour que Miyuki daigne lui parler, surtout dans ce genre d’endroit. Alors qui était-il ? En approchant un peu, et en fouillant comme il se devait, les passants auraient pu les apercevoir, assis, quasiment dans une obscurité parfaite. Mais personne ne les voyait, personne ne venait ici. C’est d’ailleurs pour cette raison que la princesse s’entretenait avec l’homme que la moitié d’Imigardeya détestait.

Seul un rayon de soleil filtrait à travers les épais branchages pour s’abattre sur sa peau. Sa voix résonnait dans l’ombre. Et elle l’écoutait attentivement, sans bouger. Ils se fixaient dans les yeux, comme se seraient regardé deux hommes d’affaires lors d’une réunion de la plus haute importance. Mais nous avions ici deux jeunes gens. Lui sûrement plus âgé qu’elle, mais cela ne l’empêchait pas de marquer un profond respect envers la princesse. Habillé tout de noir, son intonation laissait entendre une certaine folie, une myriade de haine, beaucoup d’empressement, et aussi et surtout beaucoup d’expérience. Car oui, il savait manipulé. Cela s’entendait, cela se ressentait. Il savait choisir les justes mots pour faire plier tous ceux qui l’entendait. Tous ? Evidemment que non, il avait devant lui Miyuki, celle qui l’avait mis au devant de la scène. Car l’illusion à laquelle le royaume entier croyait n’était rien qu’un fin stratège qui la mettait à couvert. Le maître ici, c’était elle, sans hésitation.

Alors qu’il était sur le point de finir son discours, il marqua un temps de pause. Miyuki se pencha vers lui avec un sourire qu’un rayon de soleil illumina en se faufilant à travers les feuilles. Quand il ouvrit à nouveau la bouche, le son grave de sa voix fît naitre un frisson au creux des reins de Miyuki qui remonta le long de sa colonne vertébrale pour aller mourir sur sa nuque.


- « Ne pensez-vous pas qu’il serait temps d’en finir ? »

Contre toute attente, ce fût le faible rire de la princesse qui répondit à cette question. Qu’est-ce que cette question avait de si drôle me diriez-vous ? A première vue, rien. De toute façon, personne en ce moment ne sait de quoi nos deux personnages parlent. Pour l’instant.

- « Ton impatience te perdra, Niho. »

Temps de pause, durant lequel Miyuki fit semblant de réfléchir. Elle cherchait les mots qui lui feraient comprendre qu’il n’avait pas à décider de ce genre de chose. Le plan de la princesse noire était parfait, il était hors de question qu’une infâme tâche vienne tout gâcher. Puis elle reprit, calmement.

- « C’est une question que je règlerais personnellement quand j‘estimerais que ce sera le bon moment. »

Ce qui est sûr, c’est que Miyuki savait de quoi elle parlait. Et il était bien clair, à ce moment précis, que c’était elle qui le commandait, qui tirait les ficelles. Tandis qu’une mine renfermé se laissait apercevoir sur le visage de son correspondant, Miyuki continua

- « Bien. Encore quelque chose sans intérêt à me dire ou nous pouvons passer à des choses utiles ? »

Un long silence suit. Immobile dans l’ombre, face à face, tout deux assis sur un banc noir, Miyuki et Niho se regarde fixement dans les yeux. Le visage de Miyuki resplendit par le sentiment de puissance, de sécurité et de confiance qui en émane. Celui qu’elle fixe, au contraire, regorge de haine, de déception et de folie. Il n’en est pas moins agréable à regarder.

Niho sait. Il sait à cet instant précis que Miyuki ne lâchera rien. Et il sait aussi pertinemment qu’il ne peut rien contre l’empire qu’elle représente. Pourtant, ce ne sont pas les atouts qui lui manquent. Il sait qu’il est beau, et il en profite. Ce serait d’ailleurs un crétin fini s’il n’en profitait pas. Seulement voilà, Niho est bien loin d’être abruti. C’est d’ailleurs un autre de ses atouts. Il est comme tous grands hommes. Manipulateur, séducteur, issu d’une famille riche, et intelligent. Très intelligent. Et il aurait fait de grande chose si son frère ainé n’avait pas été celui qui avait changé Imigardeya. Retour en arrière. Quinze ans auparavant, c’était Matt, son frère, qui avait lancé la révolte contre les anges blancs. Difficile donc de se faire respecter et d’assoupir son envie de pouvoir quand plus de la moitié de la planète veut votre peau et celle de votre famille. Et c’est ainsi qu’il a sombré dans les bras de Miyuki et dans la noirceur de son âme.

Le dialogue s’apprêtait à reprendre quand une voix lointaine ramena les jeunes gens à la réalité. Une douce voix féminine et sereine. La princesse leva les yeux au ciel en entendant sa mère crier son nom. Qu’allait-elle encore inventer comme excuse pour que celle-ci passe du temps avec des gens ? Puisque, bien sûr, Niho était là en toute discrétion. L’idée de rester là traversa l’esprit de la jeune fille, qui retenait son correspondant d’un simple geste alors que celui-ci s’apprêtait à partir. Mais sous la voix insistante de la reine, elle se contenta de soupirer, de fixer une date bien précise pour le prochain rendez-vous que Niho fût bien obligé d’accepter, puis elle sortit, sans regard en arrière, ouvrit son ombrelle et alla rejoindre sa mère, serpentant à travers la végétation.


- « Pardonnez-moi pour l‘attente. Vous désirez ? »

Et oui, nous avons là la seule personne pour laquelle Miyuki se mettrait à genoux. Ou presque. Déçue par l’inintéressante conversation qu’elle venait d’avoir et à laquelle elle n’avait entendu que ce qu’elle savait déjà, elle n’écouta qu’à moitié ce que lui répondait sa mère. Une histoire de paysagiste professionnel peut-être, d’enfant de son âge aussi. En passant la porte arrière du château qui menait à un long couloir, lui-même débouchant sur la salle principale, Miyuki ferma son ombrelle, enleva ses chaussures d’extérieur pour enfiler ses talons, se courba devant le tableau qui représentait son père, puis suivit sa mère jusqu’à la salle du trône. Que de tradition à respecter à la lettre.

La salle est grande, très grande. Pensez aux palais qu’on peut voir dans tous les films et dessins-animés qui parlent d’une famille royale riche. Vous voyez le tapis rouge qui mène à un énorme trône dans lequel est confortablement assis un roi et près duquel se trouve des valais prêt à assouvir ses moindres désires ? Vous voyez aussi les colonnes de part et d’autre de ce grands tapis près desquels se trouvent des bourgeois ? Et les grands tapis et tableau portant les armes de la famille ? Et bien, c’est à peu près la même chose. Sauf que c’est très sombre ( ben oui, c’est des anges noirs, ils vont pas faire un palais rose…), les rubis et les saphirs sont remplacés par des diamants noirs, les valets ont des ailes, et les colonnes ont laissés place à de merveilleuses sculptures baroques à même le mur, et qui masque en partie différentes portes. Mère et fille s’installe comme à leur habitude sur leur royal siège, et la reine fait appelé les personnes qu’elle attend.

Deux personnes entrent dans la salle. Une mère et son fils probablement. Des anges blancs… Bon, je vous vois déjà venir avec vos gros sabots… Alors n’allez pas croire que Miyuki ne les supporte pas, non, c’est… Autre chose encore. Déjà son peuple est en guerre contre le leur, et puis, c’est quand même des anges blancs quoi, ils sont mignons avec leur petites ailes blanches, mais la mièvrerie, c’est pour les faibles et les imbéciles. Et Miyuki n’aime pas perdre son temps avec des choses inutiles et mièvres. Voilà, c’est plutôt ça. Bref, pendant que sa mère s’entretient avec la reine et que la princesse reste droite malgré l’ennui qui pèse sur elle, le jeune homme bouge à peine. Elle le détaille, sans trop faire attention. Assez grand, des ailes blanches, des cheveux relativement clairs, des plumes blanches, habillés banalement, et surtout, surtout, des longues ailes de plumes blanches… Mais qu’est-ce qu’ils venaient faire ici ? Et bien, madame Syrloi est une grande paysagiste reconnu dans son royaume et dans la zone test, et sûrement la meilleure dans son domaine. Alors il fallait que la reine la fasse venir. Et sur demande de la reine, elle avait fait amené son fils ainé pour… Devinez ? Allez, c’est pas si compliqué. Personne ? … Pour faire passer le temps à la princesse. Et oui, la voilà condamné à passer un bon bout de temps avec un ange blanc. Et pourquoi pas aller à la piscine municipale déguisé en fée aussi ? Bref, présentation rapide, sans grand enchantement des deux côtés. La journée promet d’être… Superbe.
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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 10:10

- Raph' tu va ouvrir ?

Détournant mes yeux verts de la télé, je regardais intensément ma petite sœur, elle était avachie comme moi devant cet instrument de lobotomie moderne. La seule différence concrète entre nous deux était qu'elle avait pris le soin de se rajouter un casque sur les oreilles pour pouvoir continuer à écouter sa musique débile tout en regardant les programmes abrutissants du jour. C'était décidément fascinant comme combinaison. Mais je ne voulais pas m'appesantir là dessus, je n'avais même pas envie de lui répondre et d'engager un débat stérile pour qu'on détermine qui de nous deux avait le plus intérêt à aller ouvrir cette fichue porte. Je me levais donc et y allais d'un pas pour le moins traînant, mais bon c'est pas comme si j'étais pressé.

Étrangement, alors que d'habitude les visiteurs commençaient à s'impatienter à ce moment, il n'y eu pas de deuxième sonnerie. J'ouvrais donc et me retrouvais face à deux hommes, l'un était clairement un gorille qui remplissait presque tout l'espace de l'entrée, l'autre était un être plus petit et discret. Il avait un genre de visage très particulier, le genre qu'on pourrait oublier rien qu'en se détournant de lui quelques secondes. Cela devait être pratique quand on était un espion, insoupçonnable, il était d'une telle banalité que ça en devenait affligeant. Mais cette fois ci, même moi je ne pouvais l'ignorer, les deux hommes avaient sur eux des signes distinctifs qui forçaient la curiosité. Deux grandes ailes d'un noir de jais, des anges noirs, ici ? Voilà qui promettait d'être un peu plus intéressant que le programme sport de la télévision. Je prenais rapidement la décision de les accueillir avec toute la sympathie que j'arrivais à dégager. Attention, de l'ironie se cache dans la phrase précédente, sauras-tu la trouver ?

- Bonjour. C'est pourquoi ?

Comme n'importe quel crétin aurait pu le prévenir, c'est le petit qui parla en premier, le gorille se contentant de pousser un grognement qui devait signifier un salut.

- Bonjour, nous sommes bien chez Monsieur et Madame Syrlroi.

Bon, là il avait tendu la perche, j'étais dans l'obligation de la saisir et de lui renvoyer dans la gueule. Je m'avançais un peu dans l'entrée et désignais la petite sonnette du doigt.

- C'est marqué quoi là ?

Bizarrement, c'est le gorille qui se chargea de me répondre, plissant ses petits yeux pour tenter d'apercevoir les noms inscrits sur la petite plaque.

- Monsieur et Madame Syrlroi …

- Alors je crois que c'est ici.

Je ne sais pas ce qui se manifesta le plus sur le visage de mes deux interlocuteurs, la colère d'être pris pour des cons par un gamin, ou la surprise que le dit gamin, ange blanc en plus de cela, n'éprouve pas la moindre peur devant eux. Quant à moi, je continuais de sourire de manière hypocrite en regardant le mec le plus petit, il me fixait à son tour des yeux. Ce petit manège risible aurait pu durer un très long moment si ma mère ne nous avait pas brusquement interrompu.

- Raphaël ! Tu pourrais être un peu plus accueillant tout de même !

Elle fonçait vers l'entrée et je m'écartais prudemment du chemin pour qu'elle puisse aller parler à ces anges noirs.

- Excusez moi messieurs, nous vous attendions, entrez. Raphaël, tu retourne t'occuper de ta soeur ?

Le message était clair, pour le moment je n'avais pas à m'en mêler. J'haussais donc mes épaules et me détournais pour retourner au salon pendant que ma génitrice faisait rentrer les invités et les conduisais dans la cuisine où elle entamerait une discussion avec eux et mon père. Moi, j'étais déjà retourné m'asseoir mais sans faire plus attention aux bêtises que montrait la télé.

- C'était qui ?

Je regardais ma petite soeur et prenais mon temps avant de déclarer.

- Des cons.

Elle ne me fit pas remarquer que je disais ça à chaque. C'était une bonne gamine en fait...

*
* *

- Les enfants, on voudrait vous parler.

Généralement, quand une discussion commençait comme ça, cela ne présageait pas grand chose de bon. Mais cette fois-ci, à en juger par le petit sourire qu'avait arboré ma mère quand elle était venu nous chercher dans le salon, cela ne devrait pas être trop grave. Les deux anges noirs étaient toujours dans un coin de la cuisine et je m'étais assis à coté de Nävis pour faire face à nos deux parents. C'était ma mère qui avait parlé en première et c'était apparemment elle qui allait nous faire l'exposé de la situation.

- Je viens de décrocher un travail très intéressant. A Miralian, dans les jardins du palais Royal.

Elle avait vraiment un sourire radieux et à coté d'elle, mon père semblait tout aussi content et fier de son épouse. Je pouvais le comprendre, les jardins royaux du pays des anges noirs étaient encore plus réputés que ceux du nôtre. Autant dire que si les anges noirs demandaient l'appui de ma mère, elle ne pouvait que se sentir incroyablement flatté. Et puis, je suppose que c'est comme ça dans tout les métiers, on ne peut pas dire non à une proposition pareille, c'était trop énorme. Même en guerre, de toute façon, la guerre se calmait ces temps-ci. Dans tout les cas, je n'avais rien à dire pour le moment et ma sœur non plus apparemment.

- Pour cela, il va donc falloir que j'aille m'y installer quelques temps et vous resterez seuls avec votre père en attendant.

Là encore, nous n'avions rien à redire à cette idée et acquiescions rapidement. Cependant, le petit ange noir s'approcha de ma mère, semblant lui rappeler qu'elle avait oublié un petit quelque chose, elle se tourna vers moi et me fixa intensément.

- Raphaël, si tu veux, tu peux venir aussi. Il y a une sorte de …. travail pour toi aussi là bas.

Je me figeais, fixant durement mes yeux vers elle puis vers l'ange noir. A la manière dont elle avait dit ça, je devinais que ça n'allais pas me plaire.

- Quel travail ?

Elle n'eus pas le temps de répondre, le petit homme s'en chargea à sa place.

- Tenir compagnie à notre Princesse.

- Je suis pas un animal de compagnie.

- Vous serez payé.

Je ne faisais rien d'autre que le fixer à présent mais je voyais bien que ma mère était un peu embêté, elle avait sans doute prévu que je n'aurais pas accueilli la nouvelle avec la joie qui me caractérise habituellement. L'homme me glissa un petit bout de papier que je saisi rapidement et déplia pour lire la somme inscrite dessus. J'écarquillais les yeux et relevais ensuite mon regard vers lui, avant même que je ne parle il avait ajouté.

- Et c'est par semaine.

- … On part quand ?

*
* *

C'est ainsi que je me retrouvais avec ma mère dans la salle du trône des anges noirs. Derrière moi les mecs qui étaient venus nous chercher semblaient nous surveiller mais je ne doutais pas qu'une fois cette audience finit, ce ne serait plus le cas. Pour l'heure, j'avais pu apprécier la décoration de cette salle et du palais puisque nous l'avions traversé en vitesse. C'était un genre assez spécial mais bon, chacun ses goûts. Quand la reine et sa fille sont arrivées, je ne me serais pas incliné si ma mère n'avait pas été là pour me rappeler discrètement la procédure. Et maintenant qu'elle parlait avec la Reine de ce qu'elles comptaient faire, j'observais la Princesse du coin de l'œil, en faisant semblant d'observer plutôt la salle dans son ensemble. Dans ma main droite, une carte de tarot que j'avais choisi au hasard tournoyait entre mes doigts, c'était une occupation comme une autre.

La Princesse ange Noir était plus jolie à vrai dire, des cheveux blonds platines, des yeux rouges vifs. Un habillement assez … difficile à dire, sur n'importe quel autre personne j'aurais dit vieillot à souhait mais sur elle c'était pas pareil. L'effet n'était pas le même en tout cas, cela lui allait à ravir en fait, tant mieux pour elle. A vrai dire, ça me faisait presque sentir mal avec mon jean simple et mon tee-shirt noir. Bon, j'ai dis presque, n'y croyez pas trop non plus.

Pendant que j'observais les alentour, je constatais qu'ils s'étaient peu à peu vidés de leur personnels. Jusqu'à ce que ce soit la Reine et ma mère qui partent, aux jardins probablement, après que la Reine ait déclaré quelque chose à propos de « Nous laisser seuls ensembles » … J'aurais peut-être dû écouter en fait … A présent, je me trouvais au milieu du grand tapis qui menait aux deux trônes où étaient encore assis la jeune Princesse, autour de moi, il n'y avait plus personne. Un silence pesant commençait installer quand il fut interrompu par un tout petit bruit qu'elle ne devait même pas avoir remarqué mais moi je l'avais reconnu.

Je baissais les yeux vers la carte que j'avais laissé tomber au sol sans le vouloir. Je me penchais ensuite pour la ramasser, en profitant pour la regarder et voir ce que j'avais tiré. Le silence revient, bon, je dois faire quoi moi ? Parce que ça devient un poil gênant pour le coup …

Ah. Et cette carte ? … Le petit, dommage.
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Miyuki Ayhié
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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 14:55

- Amusez-vous bien les enfants.

S’il y avait bien une chose que Miyuki détestait… Non, oubliez. On va simplement dire que Miyuki haïssait purement et simplement le fait que sa mère la considère comme une enfants. Et aussi le fait qu’elle pense que sa fille n’ait que ça à faire de «s’amuser» . Surtout avec un ange noir. Seuls dans la salle du trône, elle le regarde. Le regarde fuyant, il joue avec une carte. Détails sur lequel elle ne s’attarde pas. Elle tourne la tête vers sa gauche, et son regard se fixe sur un ange noir. Assez petit, maigre, banal. Oui, celui là même qui a été chercher cet ange. Elle ne le fixe pas longtemps, il vient rapidement et discrètement vers elle, tandis que son regard se reporte sur l’ange prénommé Raphaël. A son valet, elle chuchote quelques mots inaudibles. Puis sans un regard vers lui, elle lève la main et le valet s’en va, un léger sourire sur ses lèvres.

Elle se lève, quelques secondes après que l’ange n’ai fait tombé sa carte. Il se baisse, elle s’avance. Silencieusement et rapidement. A croire que les anges noirs ont tous reçu des cours sur l‘art et la manière d’aller vite et silencieusement. Sa carte en main, lentement il se relève, ses yeux fixés sur le petit. Et elle se trouve juste devant lui, à quelques centimètres de lui. La surprise se mêle à la peur. Miyuki sourit. Oui, elle sourit. Son visage d’enfant reflète l’innocence. Même ses yeux rouges n’expriment aucune haine, pas même de l’obstination. Elle est calme. Il la regarde, elle lui prend la carte qu’il a encore en main. Miyuki sait qu’il n’oserait pas bouger. Elle regarde cette fameuse carte quelques secondes pour relève la tête vers lui. Elle lui tend, et pendant qu’il la reprend, elle pose son doigt sur sa peau pale. Ses yeux le fixe, et tandis qu’elle conserve son sourire d’enfant, elle lui absorbe une infime part d’énergie. Rapide mais douloureux. Alors qu’il blanchit, le petit nombre de valets qui étaient restés ricane. Et indéniablement, le regard noir de Miyuki se pose sur eux, et le silence retombe. Chacun reprend son activité, guettant du coin de l’œil les faits et gestes de la princesse.

Puis elle se retourne et se dirige vers une porte à peine visible de là où ils étaient. Se retournant vers l’ange toujours fixé à sa place initial, elle soupire. D’un geste, elle l’incite à la suivre, et reste silencieuse. Dans un couloir aussi sombre que l’âme de la princesse, ils avancent silencieusement. Où l’emmène-t-elle ? Dans sa chambre ? Allons, ne soyez pas niais. Elle l’emmène dans un endroit tout autre. Arrivant dans une grande salle, qui n’est rien d’autre que le petit salon de la famille royal. Ne vous imaginez pas votre salon, c’est pas du tout la même chose. Une télé hors de prix dont l’écran recouvre un bon quart du mur du fond (qui n’est pas rien), des plantes un peu partout, des canapés au confort incroyable et encore et toujours des valets.

Dans un coin éloignés, deux fauteuils se font un face à face acharné en silence. Entre eux, une table. Miyuki se dirige vers cette endroit, l’ange sur ses talons. Elle ne prononce toujours pas un mot. Elle s’assoit, et presque immédiatement, un ange noir lui apporte un cocktail. Il lance un regard à l’ange, Miyuki acquiesce, et il se voit offrir la même boisson. Puis elle le sirote, muette. Elle l’énerve sûrement, et elle aime ça. Là, un lourd silence retombe alors que son regard se perd dans la pièce. Enfin, elle ouvre la bouche et parle.

- On te paye combien pour que tu me serves de chien ?
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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 15:27

Ah en fait ils sont encore là, ils sont justes tellement … tellement … insignifiants qu'ils en deviennent invisibles. Ils le sont tellement que j'ai moi-même du mal à trouver des adjectifs appropriés pour les décrire, c'est quelque chose d'assez rare chez moi qui ai l'habitude de juger tout ceux que je rencontre. Bon, il faudra que je me m'habitue à ces valets qui peuvent sortir de n'importe quels coins d'ombre pour faire ce qu'ils doivent faire. Enfin bon, c'est pas comme s'ils étaient importants. Contrairement au regard que je croise en me redressant, la Princesse. Cool, j'aurais pas besoin de me déplacer trop. Bon elle prend la carte si elle veut, la regarde me la redonne et Aïe ! Oh punaise … j'espère qu'elle ne fera pas ça tout le temps, ça va vite devenir chiant. Ne vous y trompez pas, j'ai déjà connu pire, les caïds anges noirs de la Zone Test vous aspire votre énergie jusqu'à la moelle, enfin il le ferait s'ils en avaient le temps. Mais bref, toujours est-il que c'est pas particulièrement agréable, surtout de la part de quelqu'un qui affiche un constant air de gamin, sauf quand elle regarde ses valets d'ailleurs.

Bon, le programme ? Elle s'éloigne un peu tandis que je masse mon doigt histoire d'y faire revenir le sang, j'ai un peu pâli mais vu l'état initial de ma peau, je doute que quelqu'un l'ai remarqué. A part peut-être elle mais peu importe. Elle me fait signe de la suivre, je vais donc la suivre sans discuter, peu m'importe que ça l'ennuie et que je ne lui plaise pas. Ah, je m'arrête avant d'entrer dans un couloir et étend brutalement mes ailes avant de leur faire faire un léger battement, juste histoire de les détendre un peu, ça ne doit pas rester trop longtemps immobile ces trucs là. D'ailleurs en parlant d'ailes, mes yeux sont tombés par le plus grand des hasards sur celle de la Princesse, noire évidemment, sauf au bout où elles sont blanches. Je tourne mon regard vers les miennes, blanches évidemment, sauf au bout où elles sont noires. … Quelle ironie. Repliant mes ailes et cessant de divaguer, je m'engage dans le couloir.

Elle m'emmène donc dans un genre de salon-home cinéma. Parce que c'est vrai que tant qu'à regarder les conneries que la télé diffuse, autant le faire sur un écran géant et en haute définition. Mais je préfère garder ces réflexions pour moi et la suit jusqu'à ce petit coin relativement tranquille où deux fauteuils se font face. Naturellement, je prend celui qu'elle ne prend pas et m'étonne presque en voyant un autre valet arrivé. Elle se sert un verre, habituel apparemment, et lui fait signe de me servir à mon tour. Je le regarde faire en souriant d'un air bien gentil, et puis une fois qu'il a finit, je lui fais tout aussi gentiment signe que je n'en veux pas. Voilà, ça c'est fait. Désolé pour toi, t'as payé pour les autres. Je reprend un air calme et laisse un silence de plomb s'installer, enfin presque de plomb puisqu'on entend parfois le froissement de la carte de tarot entre mes doigts. Elle sirote son truc, moi je m'en fiche tant que je suis payé.

Enfin elle parle. Comme je m'y attendais, elle sait pourquoi je suis là, elle sait ce qu'elle est et connait les pouvoirs qu'elle a à en juger par la manière dont elle traite les valets. Bref, elle est blasée depuis un moment. De ce que je connais de son caractère, soit nous allons bien nous entendre, soit nous nous haïrons en silence jusqu'à ce que je reparte, voilà qui me paraît être un superbe programme. Enfin bref, puisqu'elle m'a parlé, je me dois de lui accorder toute mon attention, aussi je range ma carte dans une poche et la regarde simplement. D'un air calme et très neutre, je déclare avec un léger sourire.

- Suffisamment cher pour que j'accepte de servir de chien. Ce qui pour vous ne doit pas représenter grand chose mais comme j'appartiens au bon peuple du bas, ça fait un joli paquet, quelques centaines de milliers par semaine.
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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 16:53

- C’est bien trop pour ce que tu représentes.

Un regard de dégout se posa sur le visage blanc de l’ange. A ce moment précis, elle détestait sa mère. Et pourtant, elle devait se plier à ses exigences. Pour l’instant. Bien qu’énervée par le comportement qu’il avait eu jusque là, elle n’en laissa rien paraitre et se contenta de finir sa boisson qu’il avait refusé.


- Je m’arrangerais pour que tu ai moins. T’es censé partir quand ?

Miyuki se fichait de sa présence, puisqu’elle ne comptait pas rester avec lui, mais payer un ange blanc à rien faire, c’était purement inutile, et, vous l’avez compris, elle n’aimait pas les choses inutiles. Dans un soupir témoignant toute l’attention qu’elle a envers l’ange, elle réfléchit un long instant avant de laisser tomber et de se lever. Elle se dirigea vers une autre porte, et bien malgré elle, un valet se dirigea rapidement vers elle. Le souffle coupé, il se courbe devant elle, elle le regarde, il bégaye.

- Je… Pardonnez-moi votre Eminence, mais … votre très chère mère voudrait vous voir euh… ainsi que l’ange blanc.

Le regard rouge de haine de la princesse se posa successivement sur le valet qui se recula, tremblant de peur, en courbant l’échine, puis sur l’ange blanc. Elle s’avança vers la porte qu’ils avaient précédemment traversé et se retourna à nouveau vers l’ange.

- Quand je bouge, t’es censé me suivre, sauf quand je te l’interdit. Pas trop dur à retenir ?

Puis elle s’enfonça dans le couloir sombre aux nombreuses portes. Elle s’arrêta devant l’une d’entre elle, entra en prenant soin de fermer la porte derrière elle, et ressortit une dizaines de minutes plus tard par une autre porte, non loin de la première, recoiffée et changée. Elle portait à présent une robe aux reflets rouges, le haut serré et le bas large, rempli de dentelles. Puis ils arrivèrent dans la salle principale, ou la Reine et la mère de l’ange discutent. La mère de Miyuki resplendit, elle sourit et parle joyeusement. Quand elle voit arriver les deux jeunes, elle se lève et se dirige vers sa fille.

- Vous vous amusez bien ? Raphaël, je peux te parler s’il te plait ?

Etonnée, Miyuki s’inclina très légèrement en voyant sa mère s’éloigner, et grimace. Qu’avait-elle à lui dire de si important pour ne pas le faire dire par un valet ? Après tout, ils étaient là pour ça. Nourri, logé et payé. Si eux aussi étaient payés à ne rien faire, où allait-on ? Dans un long soupir, Miyuki se dirigea vers son trône et regarda la mère de l’ange se courber devant elle puis suivre deux valets tenant deux valises chacun. Deux valises chacun ? Mais ils comptent rester combien de temps ?

C’est à ce moment que la Reine revient, arborant toujours son sourire. Elle se dirige vers Miyuki, lui annonce que leurs invités de premiers choix (hum…) vont être logés ici, et qu’ils resteront tout le temps qu’il faudra.


- Bien, mère.

Puis elle permet aux jeunes de retourner «jouer». Ainsi dégoutée, Miyuki se lève, se courbe devant sa mère, puis se dirige dans un couloir bien différent de l’autre. Enfin, elle se retourne à l’abri des regards vers l’ange, et lui lance froidement :


- Qu’est-ce qu’elle t’as dit ?

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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 19 Aoû - 17:59

Bon, c'est réglé, je fais vraiment ça que pour le fric, donc je n'ai même plus besoin de maintenir un minimum de sympathie. Juste assez pour pas être virer quand même mais bon, comme le dit mon dicton : « A salaud, salaud et demi ». Il est donc tout à fait de bon ton que je me comporte comme le dernier des enfoirés. Avec, bien évidemment, l'hypocrisie et le sourire nécessaire à la vie dans un palais. Je ressortais donc ma carte et me remettait à jouer avec en déclarant.

- Tout à fait d'accord avec vous, cette somme est vraiment trop grande pour ce que je fais …. C'est pourquoi dès que je l'ai vu, j'ai demandé à être payé à l'avance pour plusieurs semaines histoire qu'on ne m'entube pas. Donc vous l'aurez certainement compris, ma chère mère a apparemment beaucoup de boulot à faire donc je serais là pour au moins un mois mais sans doute plus.

Cette fille était assez incroyable, on aurait dit qu'elle ne pouvait pas faire trois pas sans qu'un valet ne le tombe dessus. Cela devait être très désagréable, je la plaindrais quand j'aurais quelques secondes. En tout cas, ledit valet était assez pitoyable, il bégayait devant une gamine qu'il dépassait largement et tremblait devant la même personne. Je ne sais pas trop si je devais me moquer de lui ou le plaindre, dans le doute je décidais de ne rien faire. Décidément, c'est probablement ce que j'aurais fait de plus durant mon passage dans ce palais mais bon, je ne dois surtout pas oublier que je suis payé pour ça. En ayant fini avec le pauvre homme, elle se tourna vers moi, peut-être espérait-elle que son regard ait le même effet sur moi que sur les valets mais dommage ce ne fut pas le cas. Au lieu de ça, je me redressais en déclarant d'une voix toujours neutre.

- Oh je me doute que pour les loques qui vous servent de serviteur, cela doit nécessiter un effort intellectuel considérable. Mais par chance ce n'est pas mon cas.

Elle partit dans un couloir et je la suivis à quelques mètres, je constatais d'ailleurs qu'à chaque porte que l'on croisait, il y avait au moins un valet. Elle entra dans une salle et referma la porte, je m'adossais donc au mur et continuais de faire tourner ma carte en consultant parfois ma montre. Je surprenais le regard d'un valet qui avait un air mécontent. Je compris qu'il me réprimandait en silence pour ma tenue et ma façon de me tenir, croyant sans doute que je suis un nouveau collègue. Je lui souriais de toute mes dents et lui désignais mes ailes pour lui faire comprendre qu'il était très loin du compte. Enfin, la Princesse ressortit au bout de dix minutes et elle s'était changé. Bien sûr c'était logique, moi aussi quand ma mère m'appelle, je perd dix minutes à me changer. Je ne cherchais même plus à comprendre et la suivait de nouveau. Une fois que nous eûmes rejoins nos chères mères, qui étaient apparemment en pleine discussion et s'entendaient très bien, je fus pris à parti par la Reine du Royaume Ange noir. Elle m'éloigna un peu et je m'inclinais, je ne savais pas si c'était nécessaire mais dans le doute. Elle fit signe que je l'avais sans doute fait dans le vent et me demanda tout net.

Est-ce que ça se passe bien ?

Ce n'était pas tant la question que le ton employé qui laissait entendre que cette femme s'inquiétait réellement pour sa fille, il était donc évident que l'idée de me faire venir était d'elle. Cependant je me devais d'être franc.

- Majesté, avec tout mon respect. Je suis un Ange Blanc qui a été imposé à votre fille et qui est en plus payé pour ça. Vous devez vous doutez que ça n'a pas été très agréable.

Elle sourit. Un sourire un peu triste, le sourire las de quelqu'un qui s'y attendait mais qui est à moitié satisfait qu'on le lui confirme.

- Oui, je comprend. Raphaël, je sais que ça te demandera peut-être beaucoup mais il faudrait que tu … tienne le choc quelques temps, après ça devrait … s'améliorer.

J'acquiesçais donc, après tout j'étais payé pour ça, il n'y avait donc aucun risque. Elle me remercia brièvement et nous sommes retournés près de sa fille. J'entraperçus au passage ma mère partir installer nos affaires. Miyuki repartit très vite, je n'eus que le temps de faire une nouvelle révérence à sa mère avant de lui emboiter le pas. Évidemment, elle s'arrêta rapidement dans un coin où, ô miracle, il n'y avait pas de valet et me posa la question évidente.

- Votre Mère m'a demandé si ça se passait bien, ce à quoi j'ai répondu « C'est génial, je me suis jamais autant amusé depuis qu'on m'a enduit de sang avant de me jeter dans une piscine rempli de requin. » avec l'air le plus enjoué du monde.

Et c'est tout ce que je répondis.

Les jours suivants passèrent très lentement. Je ne faisais quasiment rien de mes journées, je n'avais même pas le droit de jouer au tarot avec les valets, d'autant que ces derniers ne semblaient pas connaître le jeu. Il me restait donc à suivre la Princesse, lui parler une minute par jour et c'était à peu près tout. Elle s'absentait parfois quelques temps mais s'arrangeait pour être là chaque fois que nous devions croiser sa mère. C'était décidément trop génial. Au cinquième jour, je l'attendais comme à mon habitude le matin et déclarais déjà à son arrivée.

- Bonjour Majesté. Alors quel est le programme aujourd'hui ?
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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 7 Oct - 6:52

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MessageSujet: Re: Une journée à oublier   Une journée à oublier Icon_minitimeJeu 13 Nov - 1:32

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